Quelle encre pour la linogravure ?

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Pendant un peu plus d’un an, je pratique régulièrement la linogravure et j’ai voulu prendre le temps de rédiger un bref rapport d’avancement — enregistrer mes progrès, mes projets, partager mes découvertes (je reçois de plus en plus d’e-mails sur le matériel), relayer les conseils que des gens plus expérimentés m’ont offert. En bref, pour mesurer le chemin parcouru depuis la publication de mon post « mes débuts dans la linogravure ». J’ai d’abord voulu le faire pour les six mois, mais mille autres choses sont venues à s’accumuler. Donc, j’avoue : l’article a été écrit pour un an, mais le temps que je publie, il s’est écoulé encore six mois.

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Mon plaisir estival ? Faire de la linogravure sur mon mini balcon parisien

La linogravure, ma meilleure recette contre l’anxiété ! Il faut reconnaître qu’au cours des six derniers mois, j’ai un peu moins pratiqué que les six précédents, trop attrapé par le rythme universitaire, par la création de mon entreprise, puis par l’été frénésie du voyage. Depuis le maintenant célèbre « queue ailée » (mon best-seller), conçu pour la Saint-Valentin, j’ai réalisé presque aucun projet, mais je ne désespére pas.

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Si les gouges et les crayons doivent trop souvent rester rangés (selon la définition très relative que j’ai de ce mot), je les trouve toujours avec plaisir, pour une soirée ou un week-end. La gravure est ma meilleure recette de détente : concentrée sur l’assiette, j’oublie tous mes soucis. Dois-je maintenant admettre qu’il y a un an (et demi), quand j’ai sérieusement commencé à graver la linogravure, c’était pour occuper les longues journées d’arrêt de maladie et que cette activité méticuleuse s’est avérée être la meilleure solution à mon anxiété ?

Inventaire des linoprinthes terminés

En un an, j’ai terminé quelques plaques :

  • ma balustrade parisienne , dont j’ai enregistré toutes les étapes de la création dans une vidéo ;
  • mes deux mascarons inspirés par le Pont-Neuf et dont série que je voudrais étendre. J’en ai même transformé un en T-shirt, mais j’ai encore très peu de maîtrise de l’impression sur tissu pour espérer reproduire l’expérience ;

Le mascaron du Pont Neuf qui dessine la langue Mon mascaron « sage » inspiré par Pont-Neuf Mon mascaron « sage » inspiré de Pont-neuf Mon T-Shirt Mascaron du Pont neuf

  • les cinq personnages tirés des rêves drolatiques de Pantagruel. Au fond, c’était un cadeau pour l’ami Maelin, qui a adopté l’une des figures comme emblème de son blog. Gift That Was Fast transformé en un exercice de gravure instructif puisque j’ai essayé de copier le plus près possible ces chiffres publiés au XVIe siècle (voir l’article que je leur ai consacré) ;

Série Dreams Drolatic

  • La queue ailée, que nous ne présentons plus. Il est inspiré d’une gravure libertine du XVIIIe siècle, qui m’a dit Racontons Moi l’Histoire. Un motif qui amusait — et choqué parfois (coucou papa !). Il se réfère à la fois à la gravure libertine du XVIIIe siècle, par conséquent, mais aussi aux amulettes anciennes : les Romains utilisaient des figures comme ex-voto ou comme un symbole de fertilité. Certains m’ont critiqué pour le caractère phallocratique de la chose, mais je vois plutôt dans le modèle que j’ai dessiné (inspiré par les ailes d’Astérix, s’il vous plaît !) une certaine dérision.
  • ;

Travaux de recherche sur mon fameux « pénis ailé » « Élevage du pénis ailé » ou l’envoi de cartes à leurs acheteurs heureux…

Travaux de recherche sur mon fameux « pénis ailé » … et les projets inachevés (évidemment liste beaucoup plus longue)

C’ est pour les projets achevés. Les projets inachevés sont si longs que je crains de ne pas avoir le courage d’aller jusqu’à la fin de mon inventaire.

En octobre, j’ai assisté à un stage de gravure avec Jérémy Liron à l’URDLA, une très belle expérience que j’avais rapportée dans un billet de blog. J’ai seulement terminé l’un des deux planches a commencé à cette occasion, mais en l’absence d’une presse assez grande pour l’imprimer, il reste dans mes boîtes. L’autre, en deux couleurs, est presque fini, mais je devrais être très facile à localiser pour l’imprimer, et pour l’instant, je ne me sens pas comme la capacité.

L’auditorium de Lyon, linogravure réalisée en tant que stage à l’URDLA en octobre 2016 sous la direction de Jérémy Liron et terminé au printemps 2017 L’auditorium de Lyon, réalisé comme stage à l’URDLA en octobre 2016 sous la direction de Jérémy Liron et terminé au printemps 2017

Du côté inachevé, il y a toujours ma salle Labrouste Résultat de ma linogravure avec plaque perdue , commencée juste après la balustrade parisienne et dont je n’ai pas encore fini. Il faut dire que ce motif m’a beaucoup excité avant que je désespérée. Je ne peux pas rattraper mes erreurs de perspective au niveau du sol. J’avoue que je caresse sérieusement l’idée de commencer encore une fois.

Le début de la gravure de la Salle Labrouste

J’ ai également commencé une série sur les antiquités néo-assyriennes du Louvre La cuisine des finitions. . Toujours, la chambre de Khorsabad a fait l’objet de tous mes rêves (je devrai lui consacrer un jour le billet de blog qu’il mérite, comme je l’ai fait pour la collection londonienne). Le relief du transport des cèdres libanais a souvent excité ma fibre créative, bien avant que je commence à graver. C’est donc tout naturellement que je me suis lancé dans une série de gravures représentant les taureaux ailés, appelés Lamassus, avant d’attaquer les lions ailés et les génies protecteurs. J’ai travaillé à partir de photographies et de dessins archéologiques du 19ème siècle. Le projet est bien avancé, mais je n’ai pas le courage de m’attaquer à l’impression (c’est physique !).

**14 Lamassu ou taureau androcéphale ailé, figure de protection. Inspiré par les décorations sculptées du palais de Khorsabad, époque néo-assyrienne. Dessins préparatoires pour les figures de génie ailé. Lamassu de Khorsabad : encrage d’un tirage d’état Lamassus de Khorsabad : gravure en cours. Détail de la gravure actuelle du génie ailé Mon projet « Khorsabad » en cours

Le Louvre Mon génie ailé. Découpez. est une grande source d’inspiration : je pense que je vais essayer de faire un ensemble complet sur le musée : ces derniers mois j’ai gravé une de mes perspectives préférées sur le Palais, celle que nous avons depuis le passage de Richelieu, en arrivant de la rue de Rivoli. J’aime particulièrement les contrastes d’ombres et de lumières entre le passage sombre et la cour baignée de soleil, ainsi que le jeu de réflexions sur la pyramide de verre.

Louvre, passage Richelieu Encrage de la matrice du passage Richelieu

Louvre, Passage Richelieu Un regret cependant : ne pas avoir gardé les personnages qui animaient la photographie, mais je suis trop mal dans le dessin, je n’ai pas osé Attaquez-le. Je vais devoir surmonter ce problème, parce que les paysages vides sont un peu tristes.

Toujours au Louvre, j’ai commencé un autre lino, cette fois en copiant un détail que j’aime d’une Vierge à l’Enfant du XVe siècle. Je suis absolument fasciné par la beauté des vêtements sur les peintures médiévales et Renaissance, en particulier le damassé brodé d’or . J’ai acheté spécialement pour ce papier coloré (bleu) et encre dorée : j’ai hâte de tester les impressions. Malheureusement, ce n’est pas pour tout de suite, j’avance comme un escargot !

Report du motif en papier carbone. Début de la linogravure du tissu du manteau de la Vierge. Début de la linogravure du tissu du manteau de la Vierge.

Je veux aussi m’embarquer sur des vues urbaines Paolo Veneziano, Polyptyque avec la Vierge à l’Enfant, 1354, Musée du Louvre . Tout d’abord, c’est un sujet que j’aime beaucoup (rappelez-vous qu’il était dans partie du travail de Joëlle Jolivet qui m’a donné cette fièvre de l’empreinte.

Tour Perret à Grenoble, au début de la gravure.

Je le vois aussi peut-être comme un moyen de financer ce blog en associant à chaque voyage culturel une ou deux vues gravées des monuments visités. J’ai fait un premier test avec une vue sur Saint-Maclou de Rouen (oh, en voici un que j’ai oublié dans mon inventaire !) , dont je suis plutôt heureux et embarqué, dans sa suite, dans une vue sur la tour Perret de Grenoble .

Linogravure de Saint Maclou et d’une maison à colombages, d’après une photo trouvée sur internet.

Linogravure de Saint-Maclou et une maison à colombages, d’après une photo trouvée sur internet. Conseils et astuces techniques : leçons d’un an (et demi !) de linogravure Voici l’inventaire de mes projets en cours. Mais le but de ce billet est également de vous donner quelques commentaires sur les aspects techniques et en particulier le matériel. JE doit beaucoup aux conseils que nous trouvons sur Internet, en particulier sur le groupe Facebook Let’s Talk Engravures et Linocut Friends, mais aussi à la fabuleuse fanzine de Tankxx, avec qui j’ai pris ma première leçon de lino (c’est beaucoup mieux que tous les livres que nous trouvons en librairie, une pépite !).

A ce stade et avec ma petite expérience, il semble normal d’apporter ma petite pierre à mon tour dans le bâtiment.

Remarque  : tous les produits dont je parle ici sont facilement trouvés sur le marché, dans les magasins d’art ou d’équipement créatif. Je vais de préférence au Géant des Beaux-Arts où les ventes sont fréquentes, mais je commande aussi sur internet chez Schleiper (prix attractif, livraisons gratuites, commande minimum à 50 euros). Pour des commandes de papier spécifiques, on m’a recommandé Joopstoop, un magasin spécialisé dans l’impression. Il y a aussi, à Paris, Charbonnel et Boesner. Pour les loisirs créatifs, je visite aussi Rougier & Plé de temps en temps, mais je trouve souvent des prix plus élevés que les concurrents.

Gouges (… et gouges)

J’ ai commencé la linogravure avec un kit lino d’entrée de gamme, qui offre l’avantage de lancer sans trop délier les cordes de la bourse (essentiellement pour moins de 40 euros, le cadeau idéal de Noël). Mais une fois que le virus de la linogravure a été capturé, nous aspirons rapidement à plus de produits haut de gamme. Donc je me suis équipé, selon les anniversaires, Noël et les fêtes avec un petit ensemble de gouges Pfiel (20 euros par unité, ce qui représente rapidement une fortune) : un U moyen, un bon U, un V fin, deux grosses gouges (pour enlever le matériel en un temps record, d’où leur surnom « bulldozer ») et une lame droite, que je ne savent toujours pas comment utiliser. Je suis très heureux avec ces outils, très agréable à prendre en main. Le seul inconvénient est, contrairement aux lames jetables, de les aiguiser régulièrement et je dois avouer que l’opération est toujours anxieuse pour moi aujourd’hui.

Une de mes gouges Pfeil

J’ ai également acquis des kits Abig lino, qui me servent surtout quand je voyage ou pour initier des amis. Pour 7 euros et quelques centimes, nous avons un ensemble de base avec une poignée en bois, beaucoup plus confortable que ceux en plastique dans la botte.

Kit de linogravure Abig. Une poignée, 5 lames (dont 4 gouges). Parfait pour commencer, 7/8 euros en magasin.

Linoléum, graver le sol de la cuisine ?

Du côté support, je commence à affirmer mes goûts : je n’aime certainement pas la coupe douce, ce support trop flexible, trop plastique, mais plus facile à creuser pour les petites mains des enfants. Je n’aime pas non plus le lino gris, trop friable et trop léger (il n’y a pas assez de contraste entre les creux et les reliefs). J’utilise surtout du lino brun, que je trouve facilement chez mes fournisseurs (Géant des Beaux-Arts et Schiepler). Tankxx conseille un lino vert, plus épais, mais il m’a fallu des mois pour mettre la main sur un échantillon au Géant des Beaux-Arts, et ça coûte deux fois le lino brun. J’attends maintenant l’occasion de le tester.

Différents types de lino : en bas, plaques DLW vertes, plus épaisses. Les plaques DLW gris clair sont un peu friables, je ne les aime pas beaucoup. Les châtaignes ont ma préférence. A droite, une plaque de coupe souple, une sorte de plastique souple

Arrière de deux plaques de linoléum. La toile assure l’entretien du lino. Astuce pratique : plus vous prenez une grande surface, moins c’est cher : j’achète des plaques A3 que je recoupe en fonction de mes besoins. Attention, lors de la commande sur internet, les sites Web des vendeurs ne sont pas toujours précis dans les fiches produits (couleur, épaisseur) alors vérifiez les références avant de valider.

Trucs et astuces d’un tirage au sort

Pour le report du motif, j’ai fait d’énormes progrès. Plus de travail laborieux sur la couche que nous voyons dans ma vidéo l’été dernier : je suis passé au papier carbone , beaucoup plus efficace et relativement bon marché (50 cuillères à soupe. Feuille A4). La technique fascine les enfants qui, logiquement, ne l’ont jamais utilisé. Nous plaçons la feuille de carbone contre le lino, le visage le plus sombre vers le support. Nous fixons sur le dessus la feuille avec le motif à reporter (je la tape toujours, cela évite de bouger !) puis nous répétons les traits comme pour un calque. Magique : même sans presser, la ligne est claire et bien lisible ! Remplit de bonheur : le carbone est réutilisé (il n’y a pas de petites économies !). Attention cependant à anticiper l’inversion du motif à l’impression, car contrairement à la couche, nous n’avons pas de chance !

Papier carbone à utiliser en milliers de feuilles : lino, papier carbone (face sombre contre lino) puis papier où se trouve le modèle. La pression d’un crayon, même assez léger pour aller de l’avant.

Récemment (cet été en effet), Véronique Agostini m’a révélé son secret d’atelier : au papier carbone, elle préfère le papier Saral Papier carbone utilisateur. , qui travaille sur le même principe. Avec ses couleurs flashy (jaune, rouge…), il rend l’œuvre très lisible. D’autre part, il est un peu poudré par rapport au carbone papier, et je ne sais pas comment il réagit au lavage de la plaque après une impression de test (papier carbone il, résiste très bien). Le coût, non plus, n’est pas le même : j’ai payé 30 euros pour acheter un rouleau de 3m66 par 30 cm.

Transfert de Lino au papier Saral

Papier Saral Jumelles mamie

Outil indispensable pour moi étant donné ma passion pour la précision, j’ai reçu à Noël une loupe loupe qui facilite grandement ma vie… Le mien a été acheté dans un magasin de modèle sans étude de marché préalable, donc je ne sais pas si je dois recommander particulièrement le modèle, d’autant plus qu’il est drôle encombrant.

Ma lampe loupe. Attention au brouillard 🙂

Loupe que j’utilise pour la linogravure Les joies de l’impression

ma presse linogravure

Là où j’ai gagné le plus d’équipement, c’est du côté de l’impression. Pour mon anniversaire, mes proches m’ont offert une petite presse « scolaire », la FOME Basic 3621. Un choix dicté par les contraintes d’espace — mon atelier est… ma cuisine — et budgétaire (sur la question de mettre 1000 euros dans ma première presse !).

Ma presse, quelques jours après son arrivée à la maison <3

Cependant, le choix était risqué, parce que je n’avais lu que mal sur Internet et plusieurs graveurs beaucoup plus expérimentés que je ne l’avais conseillé contre. Pourtant, à ce prix, ce n’est pas une mauvaise affaire. Cependant, nous devons bricoler un peu pour l’améliorer, mais à ce sujet, je parlerai d’une autre fois. Bien sûr, je préfère avoir une presse typographique, mais ce genre de trésor n’est pas un claquement de doigts.

Mes améliorations pour une utilisation plus complète de ma presse FOME : « rails » fixés sur le plateau, pour faciliter le montage de la matrice et un marquage feutre sur un transparent, fixé au plateau

J’ ai acheté le mien chez Schlieper, un détaillant belge, qui l’offre à 100 euros de moins que ses concurrents français. Il est présenté comme une presse à coupe douce, mais j’ai vu principalement utilisé pour lino.

La bonne odeur d’encre

Du côté de l’encre, j’ai aussi fait des progrès. J’ai finalement sauté l’étape et testé l’encre typo qui donne des résultats beaucoup plus satisfaisants que l’encre à l’eau que je réserve maintenant pour mes impressions et tests d’état.

Les encres que j’utilise actuellement : encre à l’eau Schmike (bof) ; encre à eau Gerstaecker ; encre typo Charbonnel AquaWash (qui est nettoyée à l’eau).

Le problème avec l’encre de frappe est qu’elle doit être nettoyée — et elle ne va pas avec de l’eau. J’ai traversé toutes les étapes — et le plus profond désespoir : huile végétale, essence, éponge, avant d’obtenir la révélation grâce à Raùl Villullas qui me donne une classe lino : vous devez accepter de sacrifier de vieux chiffons et le nettoyage se passe seul avec une petite goutte de F. essence maintenant j’utilise de l’essence pour mes linos et de l’huile pour mes outils.

L’ autre préoccupation pour l’encre de frappe est qu’il faut plusieurs semaines pour sécher, de sorte que vous devez être très patient (et avoir de l’espace).

À encre aussi, j’avais beaucoup tâtonné : J’ai compris qu’il était nécessaire d’accepter « vendre un rein » pour acheter un bon rouleau d’encre. Si je pouvais, j’aurais mis encore plus, parce que la qualité du rouleau est vraiment essentielle à la belle impression.

Mon rouleau fidèle

Je travaille mon encre sur une épaisse plaque de plexi. C’est moins confortable que le verre, car il se déforme un peu, mais c’est beaucoup moins fragile et je n’ai pas peur de casser mon assiette.

Encrage d’une matrice pendant un atelier (la gravure est le travail d’un participant). Au premier plan, mon plexi pour l’encrement.

Folies en papier

Côté papier, je ne fais pas encore de folie : je cherche des ventes pour faire mon stock de papier d’impression Canson, l’un des meilleurs rapports qualité/prix que j’ai trouvé. Je commence à tester, au moment de mes ordres, d’autres papiers. J’ai adopté des blocs de Clairefontaine Paint’On pour mes souhaits et autres bites ailées. Je suis content, même si je suis toujours à la recherche pour l’astuce pour se débarrasser de la colle qui maintient les feuilles ensemble.

Mes cartes de Noël, imprimées sur papier Paint’On A5 (que je plie ensuite en deux)

J’ ai récemment testé le papier « lino » vendu par le Géant, et je suis heureux aussi.

Mes trois papiers préférés : papier japonais (à droite), papier édition Canson (au centre) et papier linogravure (à gauche)

Pour l’impression manuelle, sans presse, mais avec un baren (ou une cuillère en bois), j’utilise du papier japonais, très mince (32 gr). Il est juste nécessaire de prêter attention au moment de l’impression, car le papier se déchire facilement.

Tout ce nouvel équipement est empilé dans un coin de la cuisine sur une table de camping mal usée. À l’automne (oups, c’est maintenant), je pénètre dans un grand chantier : la construction d’un véritable établi pour stocker tout cela !

Partagez sa passion L’ événement des six derniers mois est que j’ai commencé à partager ma passion pour la linogravure en donnant mon premier ateliers d’introduction !

Tout a commencé en janvier dernier grâce à l’enthousiasme de mes amis. Quand je m’ai vu creuser le lino, certains voulaient l’essayer, mais n’osaient pas, d’autres se sont achetés un kit ;… Et si on organisait une journée de gravure avec des amis, autour des pizzas et des gâteaux ? J’ai poussé les meubles, acheté du matériel et invité quelques parents à une journée qui s’est avérée aussi riche qu’amicale. J’ai adoré partager mes passe-temps et mes amis créaient de grandes choses. Enthousiastes, Ariane et Clément ont beaucoup tweeté sur le bon moment que nous avons tous vécu ensemble.

Après cela, le Musée national de l’éducation m’a proposé de venir animer un cours d’initiation pour les adultes puis pour les enfants. Deux grandes expériences, qui m’ont confirmé dans l’idée que j’ai aimé ce format de partage et de création, d’autant plus qu’il me permet de combiner pratique artistique et médiation culturelle puisque mes deux ateliers ont été liés à l’histoire et aux collections du institution qui m’a accueilli. Pour les adultes, nous avons choisi le thème du quartier de l’Eau-de-Robec à Rouen (où se trouve le musée) et les vues gravées du XIXe siècle. Pour le cours « vacances dans les musées », l’objectif était de créer avec les enfants un signe sur les animaux inspirés par les conseils éducatifs du XIXe et du début du XXe siècle.

Réalisations des participants à mon tout premier atelier de linogravure au Musée national de l’Education à Rouen !

Après Rouen, je me suis rendu à Bayeux, à l’invitation de la médiathèque, pour animer un atelier de fabrication d’ex-libris à l’occasion des Journées du patrimoine. Une opération renouvelée sur le même thème à la BNF dans le cadre du #RDVGallica . Et d’autres rendez-vous de ce genre arrivent !

Atelier Ex-Libris à Bayeux : les créations des participants Atelier Ex-Libris à la médiathèque Bayeux. Ex-Libris produit par un , Alexia, dans le cadre d’un atelier à la médiathèque Bayeux Atelier Ex-Libris à la BNF pour #RDVGallica. Création d’un ex-libris basé sur un modèle de Vallotton Réalisations des participants à l’atelier Ex-Libris à la BNF #RDVGallica

Impression de l’ex-libris/Atelier BNF #RDVGallica Tous ces ateliers ont été de grands moments de partage et d’échanges avec les participants, qui ont créé de très belles choses. J’adore le moment magique de la première impression, quand les participants découvrent étonné leurs créations, et ce petit cri de surprise, celui que j’avais aussi eu la première fois : « Oh, mais c’est fait, en fait !  » La linogravure est une technique si généreuse, pleine de surprises, qui donne confiance en soi !

😃 Je prends beaucoup de choses positives de ces ateliers — le plaisir de transmettre, les échanges avec les participants (y compris les lecteurs du blog, que j’ai été heureux de rencontrer !). Merci à tous ceux qui sont venus essayer le expérience ! Je suis vraiment heureux de savoir que l’aventure continue…

Perspectives Depuis le début de l’école (et je l’ai prédit en écrivant ce billet cet été), je dois me battre avec moi-même pour me sauver un peu de temps de linogravure, sans me laisser submerger par le travail. L’objectif dans les prochains mois est de pouvoir réserver quelques heures par semaine pour la pratique, d’autant plus que j’aspire à entrer dans un atelier pour pouvoir échanger avec d’autres graveurs et avoir un espace d’impression plus confortable que ma cuisine.

D Système pour les essais de séchage…

J’ ai commencé à prendre des cours de gravure avec Raùl Villullas et je me sens, sur ses conseils, progresser de plus en plus vite. Interagir avec d’autres praticiens, regarder leurs empreintes, les écouter en parler, c’est la chose qui aide à grandir dans sa propre appropriation de la technique… C’est aussi ce à quoi je consacrerai mes prochains mois !

Sur le chemin de la nouvelle aventures !

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