Un conducteur de véhicule électrique sur quatre à cinq acheteurs de voiture neuve en France, et une part de marché qui atteignait déjà 29 % en mai 2026, soit une hausse de 55 % sur un an : la voiture électrique n’est plus un phénomène de niche. Pour les commerces, hôtels et restaurants qui disposent d’un parking, cette réalité pose une question concrète : faut-il équiper ses places de recharge, et si oui, comment s’y prendre ?
Une obligation légale qui concerne déjà beaucoup d’établissements
Depuis le 1er janvier 2025, tout parking public de plus de 20 places doit être équipé d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE), en application de la loi LOM et de ses décrets d’application. Les parkings existants dépassant 200 places étaient visés en priorité. En cas de non-conformité, des amendes administratives pouvant atteindre 45 000 euros par an sont prévues.
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La réglementation prévoit une exception lorsque les travaux d’adaptation du réseau électrique ou de sécurité incendie s’avèrent particulièrement lourds, mais elle reste limitée. Pour les bâtiments neufs, la RE2020 impose par ailleurs que le dimensionnement électrique intègre dès la conception la puissance nécessaire pour alimenter ces bornes. Autrement dit, l’équipement n’est plus vraiment optionnel pour une grande partie des établissements recevant du public.
Un atout commercial, pas seulement une contrainte
Au-delà de l’obligation légale, les retours de terrain montrent que la borne de recharge agit comme un outil d’attraction client. Un conducteur de VE choisira naturellement l’enseigne qui lui permet de recharger pendant ses achats. Une session de 45 minutes en supermarché allonge mécaniquement le temps de visite, et avec lui, le panier moyen. Pour un hôtel ou un restaurant, c’est le temps passé au spa, au bar ou en salle qui s’allonge.
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Les profils de conducteurs de véhicules électriques en France présentent globalement un fort pouvoir d’achat et une sensibilité marquée aux engagements environnementaux des enseignes qu’ils fréquentent. Installer une borne, c’est aussi envoyer un signal RSE crédible, particulièrement apprécié dans l’hôtellerie haut de gamme et la grande distribution.
Sur le plan financier, deux modèles coexistent : l’achat en propre (l’établissement encaisse les revenus de chaque recharge) ou la délégation à un tiers investisseur (gestion externalisée, revenu régulier sans investissement initial). Cliquez pour en savoir plus sur greenspot.fr, opérateur spécialisé qui accompagne des enseignes comme Carrefour, Leclerc ou Intermarché, avec plus de 1 000 points de charge déployés en France et un taux de disponibilité affiché à 98 %.
Concrètement, comment ça se passe ?
Un projet d’équipement suit généralement quatre étapes : audit du site et sélection des bornes adaptées, installation, maintenance et monétisation. Le délai annoncé est d’environ trois mois entre la décision et la mise en service. Les puissances disponibles vont de 7 kW (charge lente, adaptée aux parkings de nuit) à 300 kW pour une recharge rapide en journée. Un support 24h/24 et 7j/7 est assuré pour limiter les interruptions de service.
Pour les établissements qui souhaiteraient fonctionner sur un modèle « hôte » sans investir eux-mêmes, les critères habituels portent sur la taille du parking (20 places ou plus), son accessibilité au public en continu et son niveau de fréquentation. C’est un point à vérifier au cas par cas selon la configuration du site.
En 2026, équiper son parking d’une borne de recharge n’est donc plus un pari sur l’avenir : c’est répondre à une demande déjà présente, à une obligation légale en vigueur, et souvent à un levier de revenus complémentaires sous-exploité.

